Papier recyclé ? La porte s’est ouverte…

Rassemblement devant la Préfecture du Mans le 25 mai

Le soutien financier de la Région Pays de la Loire et de l’Etat étant acquis, reste au Tribunal de commerce de Nanterre à officialiser le délai nécessaire à la poursuite du dossier en construction.

Ce premier palier atteint, chacun retient son souffle, tout en se réjouissant de la reconnaissance ainsi concédée, au travail accompli !

Nous remercions sincèrement Jacques Lacoche, Dominique Le Mener, et tous les
élus locaux qui ont soutenu notre projet, même si quelquefois le doute en a altéré la profondeur.
Les encouragements de tous nos soutiens ont compté évidemment pour beaucoup !

Merci à tous.

Que dire à nos partenaires parisiens et à ceux qui les ont rejoint, sinon « merci et bravo » pour le travail accompli dans l’ombre.

Un mot particulier pour ce nouvel arrivant dans notre équipe : Serge Bardy
Son entrain, sa compétence en ce qui concerne la filière papier, nous a ravis !

A tous, le chemin sera encore long et des embûches peuvent surgir, mais nous
avons gagné sur le terrain, une force incroyable où se combinent le rôle des élus et l’intervention citoyenne.

Un merci particulier à Christelle Morançais, que nous avons quelquefois bousculée, mais qui a su rejoindre la « task force citoyenne » qui s’est mise en place autour de la papeterie !

L’aventure continue… prenez soin de vous !

Oseront-ils bloquer l’avenir de la papeterie Arjowiggins de Bessé-sur-Braye dans la Sarthe le 29 mai ?

Journée brûlante, instructive, mais très utile !

Merci aux 50 personnes qui ont patienté sous un soleil ardent devant la Préfecture plus d’une heure et demie. Merci aux citoyens, ex-salariés et élus du bassin de vie, d’être venus avec leurs écharpes pour nous accompagner : Les Maires de Bessé-sur-Braye, Bonneveau (41), Cellé (41), Tresson, Allonnes et plusieurs adjoints !

Dès ce matin, un message de Dominique Le Mener pour nous informer de sa décision de demander le report de la date-butoir, et le financement de notre étude pour le redémarrage de la papeterie Arjowwigins de Bessé-sur-Braye dans la Sarthe.

Un peu plus tard, Jacques Lacoche annonçait le soutien de nombreux élus à l’annulation de la date-butoir ! Nous en sommes très heureux !

Des dizaines de témoignages de soutien se sont ainsi accumulés ces dernières heures.

Citons Mme Marietta Karamanli empêchée d’être présente, mais qui souligne son soutien total.

Un mot très gentil de Philippe Poutou qui nous assure de son soutien et de celui du NPA et de la CGT de Ford.
Nos soutiens fidèles du PCF, des insoumis de la sarthe, du Parti de Gauche, de l’Intersyndicale du 72 présents et actifs, étaient là.

Nous avons été reçus fort courtoisement par un représentant du Préfet à qui, notre délégation a expliqué nos motivations pour soutenir le projet de reprise.

Serge Bardy, Didier Jousse, Jacques Lacoche et Jean Pierre Savattier -salarié d’Arjo, se sont exprimés pour demander l’intervention de Mr le Préfet afin de surseoir à la date butoir de récepion des dossiers de reprise pour l’usine.

Ils ont aussi fait part des arguments pour justifier le financement de l’étude de faisabilité.

Serge Bardy, auteur du rapport du même nom sur la filière papier, activement impliqué dans notre projet, a donné des informations qui témoignent du sérieux de celui-ci.

Les arguments du Conseil Régional, qui nous ont été transmis pour justifier la fin de non recevoir de la Région, ne sont pas convaincants face aux enjeux.

Nous espérons avoir été entendus…

Dès demain, nous réunissons notre Conseil d’Administration et nous demandons à ceux qui le peuvent de contacter la Région pour soutenir notre dossier à l’adresse mail suivante : accueil@paysdelaloire.fr en demandant :

  • L’intervention de la région pour faire reculer la date butoir à septembre
  • Le financement de l’étude de faisabilité de notre projet

Nous établissons une vigilance tout au long de la semaine pour réagir en cas de refus.

Restez mobilisés et attentifs et prenez soin de vous !

Rendez-vous le 25 mai devant la Préfecture du Mans et demande de soutien aux ex. salariés et à tout le monde du papier (éditeurs, imprimeurs, auteurs et secteur papetier)

L’assemblée générale de l’association Action citoyenne pour l’intérêt général du 18 Mai a entériné les propositions concernant la bataille pour redémarrer « la papette ». Des négociations sont en cours au niveau du Conseil Régional des Pays de la Loire.

Il semble que du côté des candidats «destructeurs», l’attrait du site ait complètement disparu …. Tant mieux !!

Nous demandons à tous nos soutiens, ex-salariés, et tout le monde du papier (éditeurs, imprimeurs, auteurs et secteur papetier) :

  • D’être présents avec nous devant la Préfecture de la Sarthe au MANS le LUNDI 25 MAI à 14 H. (en portant un masque et en respectant les gestes barrières)
  • De nous adresser des mails de soutien sur notre site : https://action-citoyenne.info/ ou par mail

Pour exiger le report de la vente aux enchères
au mois de Septembre prochain !

Lettre ouverte à Monsieur Christophe Basse, Mandataire judiciaire de la papeterie Arjowiggins de Bessé-sur-Braye dans la Sarthe

ecossais
« Qui veut tuer son chien, l’accuse de la rage… ? »

Dans l’article de Ouest France du 16 Mai dernier, vous estimez que la cause de la liquidation de l’usine est due au déclin général du secteur papier et non pas à la gestion désastreuse voire malhonnête du précédent propriétaire gérant des groupes Séquana et Antalis : Monsieur Lebard !

Si le Ministre Bruno Lemaire reconnait un détournement de près de 200 millions d’euros, pour notre part, c’est près d’1 milliard de fonds publics qui sont passés entre les mains des dirigeants d’Arjowiggins ! L’enquête parlementaire promise par Mme Pannier–Runacher secrétaire d’état, n’a toujours pas vu le jour, un an après !

En ce qui concerne le secteur papier, les études menées par Xerfi (bureau d’études indépendant) ont établi en 2019 que le secteur résiste plutôt bien au tout numérique, et qu’il reste des marges de progression en ce qui concerne le papier dit de « labeur » qui nous intéresse justement ! D’ailleurs le tout numérique stagne plutôt dans le domaine de l’édition, et le marché de l’édition est lui aussi en progression !
Se plaindre des sommes astronomiques que coûte le maintien du site et de l’usine, aux alentours de 500 000 euros selon Mme Morançais, signifie alors que vous avez payé le remboursement des machines en leasing ! ? Ce qui serait confirmé par la mise en vente des-dites machines avec le reste du site le 29 Mai prochain !

Ce fameux leasing, dans le cadre duquel on a vendu contre argent frais (à la société Bérivo, entreprise anglo-saxonne) les deux machines, qui était la propriété d’Arjo, contre une somme X, oblige ainsi à payer un loyer conséquent qui pèse actuellement sur la liquidation ! Nul n’obligeait à cette prise en charge, ni d’ailleurs le versement de la prime contre le protocole transactionnel, que nous avons combattu parce qu’il prévoyait en retour, une liquidation expresse du site et de l’usine !

Il se murmure également que le plafond d’indemnisation des cadres aurait été
supprimé, conduisant à des indemnités de licenciement pour les cadres de sommes
allant jusqu’à 150 000 euros ?

Tout cela payé par de l’argent public, pendant que Monsieur Lebard s’agite pour
préserver ses amis actionnaires de tout prélèvement relatif aux licenciements et à la liquidation judiciaire dont ils sont responsables !

Notre projet est sérieux, il est bloqué par le silence du Conseil Régional, qui a donné priorité au projet de l’intersyndicale, et bien qu’il ait été déposé auprès du CR, nous n’avons toujours pas de réponse !

Le fond de l’affaire, c’est la volonté ou non d’aider au redémarrage d’une papeterie pour produire du papier recyclé dont nous importons chaque
année près de 400 000 tonnes ! Importer du papier du monde entier entraîne un bilan carbone catastrophique, et un chômage insupportable !

Nous vous demandons de sursoir jusqu’en Septembre à la vente du Site, comme des machines !

Nous sommes désolés de vous contrarier, mais cette bataille est doublement
importante à nos yeux :

  1. Produire français du papier recyclé en oeuvrant pour une filière papier
    nationale
  2. Sauver notre bassin d’emploi et préserver l’avenir de notre Vallée du Loir en
    relançant la « Papette »

Nous vous conseillons de prendre connaissance des textes suivants :

Pour Action Citoyenne pour l’Intérêt Général
Nadia Mattia, Présidente

Copie : Presse, Elus, Ex-salariés et soutiens, Réseaux sociaux, Médiapart

Lavenay, le 18 Mai 2020

Oui, il existe toujours un projet de reprise de la papeterie menée par l’association Action citoyenne pour l’intérêt général pour produire du papier recyclé à Bessé-sur-Braye Arjowiggins

Compte-rendu de la conférence de presse du 15 mai

La conférence de Presse du Vendredi 15 mai, s’est tenue en présence d’une soixantaine de salariés et soutiens.

Plusieurs journalistes de la presse écrite ou de radio étaient présents. Plusieurs organisations dont nous avons publié les déclarations de soutien, se sont jointes à nous !
Cela nous a permis de clarifier les différents éléments de langage qui sont apparus ces derniers jours dans la presse locale.
D’abord ce qui avait été annoncé, comme une vente aux enchères sur injonction du tribunal de commerce de Nanterre, n’était plus présenté, que comme le cours «normal» de la liquidation judiciaire décidée il y a un an. L’annonce faite par les «Echos» le 8 Mai dernier, ayant «attiré immédiatement
l’intérêt d’un spéculateur anglo-saxon, spécialisé dans la démolition industrielle et la revente par lot à des entreprises, mais qui n’est pas intéressé par la «Papette» !
Il est donc bien abusif de considérer cela comme un projet ! Cela n’a pas empêché, les représentants de l’état, des élus locaux d’accepter de participer à la visite, en étant convoqués par une entreprise anglaise «Euro-Démolition» (sic) et, même à se précipiter auprès de Bruno Lemaire pour réclamer de l’argent public !

Argent public qu’on n’accorde pas pour l’instant au seul projet restant en lice, le nôtre, qui consiste à produire ici du papier recyclé, actuellement importé massivement de l’étranger !

Disons-le franchement, cette visite du 12 Mai organisée en catimini, est choquante à plus d’un titre.

D’abord elle se fait sur le dos de l’intérêt général et de la volonté de produire en France qui s’est exprimée fortement à l’occasion de la pandémie Covid 19, mais elle est écœurante dans le contexte de ce drame que nous vivons tous et que nous essayons de surmonter dans la solidarité.
S’il s’avérait exact, que ce soit bien la volonté du Tribunal de Commerce de Nanterre qui a entraîné
cette décision, il faudrait la rapprocher de la vente d’Antalis à un groupe Japonais, autorisée par l’autorité de contrôle des marchés, (malgré la suspicion de fraude, qui entache la gestion de Monsieur Lebard sur laquelle on attend toujours l’enquête parlementaire promise par Madame Pannier-Runacher ), en vérité ce serait infâme !

Nous ne pouvons pas croire, alors que tout est bloqué au niveau judiciaire, que tous les délais ont été repoussés en Septembre, qu’il soit devenu urgent d’effacer l’usine de la carte ! C’est forcément une décision politique qui veut rendre impossible, toute reprise de la production de papier !? Recommencer la comédie de chantage aux salariés, à la population, « taisez-vous, sinon le repreneur anglais va partir et il restera une friche ! » est ridicule, notre projet est toujours là et il faudra bien que les pouvoirs publics nous écoutent !

S’il y a de l’argent pour démolir le site d’Arjo, il y en a pour financer ce qui nous bloque : l’étude de faisabilité ! En ce qui concerne les investisseurs, c’est l’étape suivante, et cela concerne nos partenaires parisiens très investis depuis Octobre dernier. Rappelons encore une fois, qu’ils ne sont pas investisseurs mais, en contact avec ce milieu pour la suite !
Si les liquidateurs manquent d’argent, qu’ils recherchent les fonds issus de la vente d’Antalis, qui a profité de l’argent d’Arjowiggins !

Assemblée générale des salariés du collectif pour la reprise, de nos soutiens : Mardi 19 Mai à 18h sur le parking face à l’Usine munis de masques et en respectant les gestes barrières, SVP !

Nous interviendrons dès Lundi auprès des liquidateurs, du tribunal de commerce de Nanterre, du Préfet pour demander le report de la date butoir pour dépôt de dossier ou vente aux enchères, en Septembre prochain ! C’est pour nous une question de respect et de dignité face à la situation nationale et locale.

Nous sollicitons, également Christophe Garcia en sa qualité de «représentant des salariés dans la procédure collective», pour intervenir auprès du tribunal de Nanterre et demander officiellement le report de la date butoir. Nos conseils juridiques nous indiquent qu’une procédure de ce type ne pourra pas être ignorée du tribunal, contrairement à une seule intervention de notre part, simple association.

Voilà, des informations et des réponses seront données Mardi, dans l’attente, prenez soin de vous !

Pour l’Action Citoyenne pour l’Intérêt Général
Nadia Mattia Le 16/05/2020

CR Conférence de presse du 15052020

Allons-nous devoir acheter du papier au Japon pour la Sarthe ?


Après la liquidation des dernières papeteries Arjowiggins de Bessé-sur-Braye et du Bourray dans la Sarthe et de la fin de la production de papiers à haute valeur ajoutée ou papiers « Arjo », le distributeur Antalis sera racheté par un concurrent japonais, Kokusai Pulp & Paper Co via une OPA. Déjà de nombreux professionnels du secteur papier s’inquiètent d’une pénurie de papier en France. Le marché du papier asiatique sera-t-il privilégié au détriment de l’Europe et de la France ? Quel impact cette délocalisation de la production et de la distribution aura-t-elle sur les prix et l’environnement, alors que de plus en plus de personnes souhaitent sortir du néolibéralisme. (suite…)

Oui il y a un avenir pour la papeterie de Bessé-sur-Braye dans la Sarthe !

Mickaël Bardet, Pour sauver Arjowiggins
Jean-Louis Pisicchio, cadre technico-commercial du Centre technique du papier de Grenoble actuellement à la retraite

Dans l’optique de tordre le cou à certaines idées reçues et de rétablir la vérité pour le redémarrage de la papeterie de Bessé-sur-Braye, j’échange régulièrement avec Jean-Louis Pisicchio, cadre technico-commercial du Centre technique du papier qui est actuellement à la retraite et qui suit notre combat depuis plus d’un an. Il apporte ici un témoignage de soutien et rétablit certains faits pour montrer que la papeterie de Bessé-sur-Braye a réellement un avenir et qu’il est encore possible de produire du papier en France et que les papeteries françaises ne sont pas toutes vouées à la casse ou à produire du carton d’emballage. (suite…)