Pétition : « Maintenant, il faut payer ! »

Pétition : Maintenant, il faut payer !

Auteur(s) : Action Citoyenne pour l’Intérêt Général ACIG

Destinataire(s) : Christelle Morançais (Présidente du Conseil Région des Pays de la Loire), Nicolas Quillet (Préfet de la Sarthe)

Bonjour, 

La présidente de Région Pays de la Loire, le Préfet de la Sarthe ont déclaré par voie de presse, en date du 28 mai dernier, qu’ils étaient prêts, si nous obtenions le délai nécessaire pour la réaliser,  à financer notre étude de faisabilité pour notre projet de produire du papier recyclé à Bessé sur Braye (72) !

Le nouveau propriétaire du site ex-Arjowiggins, vient de déclarer à son tour dans la presse, qu’il était prêt à nous donner le temps ( mi-2021) et la possibilité de concrétiser ce projet si nous lui prouvions sa légitimité et crédibilité !  C’est justement le rôle de cette étude qui pourrait très vite démarrer pour ne pas perdre davantage de temps !

Notre projet s’inscrit parfaitement dans l’économie circulaire qui est au coeur des enjeux environnementaux et industriels « après Covid-19 « .

C’est aussi, selon Madame Morançais, l’orientation choisie par le Conseil Régional, pour aider à la relance de l’économie en Région !

C’est pourquoi, nul ne comprendrait que malgré les promesses publiques, nos politiques ne tiennent pas leur parole !

Ce projet de reprise industrielle, construit avec l’apport des ouvriers et de la Maitrise d’Arjo , s’est enrichi des compétences en matière de papier recyclé, et d’industrie papetière, couvrant les aspects techniques, industriels, juridiques, humains de la conception à la commercialisation des produits !

Notre bassin d’emploi est sinistré, plus de 600 emplois viennent d’être supprimés, qui en induisaient près de 3000 ! 

Nous voulons une chance de revivre, Madame Morançais, Monsieur le Préfet de la Sarthe, tenez vos engagements, maintenant , il faut payer !

Lettre aux adhérents, sympathisants, soutiens de l’Action Citoyenne Pour l’Intérêt Général

Madame, Monsieur, Cher(e) Ami(e),

Désormais, il ne reste plus que quelques chances de voir aboutir notre projet de fabriquer à Bessé-sur-Braye du papier recyclé : c’est d’augmenter la pression sur les décideurs concernés ! Malgré les engagements de l’État, des Conseils Régional et Départemental, les récentes déclarations du nouveau propriétaire de la Papeterie, laissent sceptiques quant à sa volonté de respecter la population !

Grâce à la coopération avec le syndicat CGT de l’usine de Crèvecœur, nous savons ce que valent les projets qui ont été présentés à la presse, aucune garantie n’est donnée par le PDG qui «ordonnerait» en cachette l’ordre de démonter la chaudière et celui de vendre l’une des deux machines à papier (qui est la plus performante, la moins coûteuse en énergie, et la plus « vendable » !

Comme dans bien d’autres endroits, les pouvoirs publics et locaux, en accord avec les tribunaux de commerce, et des investisseurs, se retrouvent d’accords, sur la base de très vagues promesses, pour liquider le patrimoine industriel de la France !

De multiples personnalités se sont pourtant exprimées sur l’urgence qu’il y a à conserver des papeteries sur le territoire national ! L’Assemblée Nationale a mis en place une commission d’enquête sur le papier recyclé, qui doit nous auditionner très bientôt ! Alors comment comprendre que les pouvoirs publics, le Préfet, n’interviennent pas auprès de Monsieur Petit pour lui demander de tenir sa promesse d’examiner notre projet ? Comment se fait-il que personne ne daigne répondre aux questions que nous posons, avec d’autres ? Quelle est la réelle volonté politique du gouvernement et des services en région, du conseil régional, du département, et des collectivités locales de vouloir réindustrialiser les territoires, après plus de 50 ans d’abandon de l’industrie.

Oui, nous exigeons des réponses !

Nous n’avons pas pu encore tenir notre assemblée générale pour cause de Covid, et nous attendons qu’une possibilité s’ouvre ! Mais beaucoup de travail nous attend encore !

Nos partenaires travaillent à l’audition avec les députés concernés ! Ils sont toujours en contact avec Monsieur Petit et le Conseil Régional. Notre porteur de projet se tient à la disposition des pouvoirs publics pour faire avancer notre projet !

En contact avec la CGT de la Sarthe et d’autres syndicats, nous sommes décidés à participer aux actions prévues le 17 septembre prochain, avec notre banderole, pour faire connaître notre bataille et obtenir encore plus de soutiens !

Nous allons nous adresser dans ce but à toutes les formations politiques, syndicales, associatives pour qu’elles soient force de pression sur les pouvoirs publics, bien timides à intervenir !

Un courrier à Bruno Lemaire, l’invitant dans la Vallée du Loir, a été envoyé par Serge Bardy, ancien Député et spécialiste de l’industrie papetière !

Il nous faut nous faire entendre encore une fois !

Nous vous proposons de nous rejoindre au Mans le Jeudi 17 septembre prochain devant le palais des Congrès à 10h, pour une manifestation avec des organisations syndicales, des associations, qui nous mènera jusqu’à la Préfecture où une délégation sera reçue par le Préfet. Nous participerons à cette délégation pour exposer nos revendications actuelles : Garder la Machine à papier 3, restaurer la production de vapeur, le temps que la commission de l’Assemblée Nationale rende son rapport qui devrait guider le gouvernement et les pouvoirs publics !

Nous nous rassemblerons derrière notre banderole et nous espérons que vous serez nombreux !

Nous appelons, les habitants de la Vallée du Loir, les retraités d’Arjo, les chômeurs du Sud Sarthe, les habitants de nos villages qui refusent la désertification rurale à se mobiliser !

LE 17 SEPTEMBRE 2020 À 10H

SOYONS NOMBREUX

DEVANT LE PALAIS DES CONGRÈS ET DE LA CULTURE DU MANS

 

 

Bien entendu dans le respect des gestes barrières !

Nadia Mattia

Crédit photo : https://france3-regions.francetvinfo.fr

 

Papeterie de Bessé-sur-Braye : Lettre de Serge Bardy à Bruno Le Maire

 

Monsieur le Ministre,

Aujourd’hui, je vous interpelle, Monsieur le Ministre, en ma qualité de Député (2012-2017) auteur du Rapport « France, terre d’avenir de l’industrie papetière », juillet 2014. Ce rapport de 355 pages peut être consulté sur le site de la Documentation française. Il est le fruit d’un travail collectif avec l’ensemble des acteurs de la filière papetière, ou fibre de cellulose. Les conclusions du rapport ont été en partie intégrées dans la loi pour la croissance verte : tri, pourcentage d’utilisation de papier recyclé…
Ce rapport propose des actions qui restent d’actualité et même davantage aujourd’hui qu’hier.

Cela en raison de l’urgence climatique, la nécessité de plus de sobriété dans la consommation d’énergie, d’eau, de réduction des émissions de CO2, de notre empreinte carbone et aussi à cause des réalités économiques que vous vous engagez à corriger, les délocalisations industrielles, le maintien des savoir-faire, des compétences, le dynamisme de nos territoires ruraux.

J’ai apprécié vos engagements, lors du « Grand entretien » comme invité de France inter, du 16 juillet 2020, et votre interview dans le Journal Du Dimanche, ce même jour, vous affirmez :
« Nous relancerons l’économie par l’écologie »
– concernant la baisse des émissions de CO2 et l’augmentation de notre empreinte carbone en France, « tous les efforts menés à l’intérieur de nos frontières nous les avons perdus par nos importations », « nous avons la volonté d’inverser la tendance des délocalisations, qui affaiblissent les filières industrielles »
« je suis totalement engagé dans la transition écologique, cela doit être l’horizon de notre économie », « Avoir l’économie la plus décarbonée d’Europe peut-être une fierté nationale… ça va accélérer… des implantations d’entreprises qui seront utiles pour notre pays »
« dans chaque village on doit voir la relance dans les territoires »

Votre priorité est l’emploi, la relance économique par l’écologie, voilà exactement la situation que je souhaite vous présenter, dont les responsables locaux, les citoyens anciens salariés ou habitants du territoire concernés attendent les actes qui concrétiseront vos engagements.

Dans le sud/est de la Sarthe en limite du Loir-et-Cher il existe une commune de 2260 habitants, Bessé-sur-Braye, sur laquelle est situé un site papetier fondé en 1824. Le 29 mars 2019, l’usine Arjowiggins implantée sur un site de près de 8ha a été liquidée. Elle employait 540 personnes et faisait la fierté du Bassin d’emploi de la Vallée de la Braye. Cette vallée, positionnée entre Le Mans, 55 km et Vendôme, 35 km est composée de communes rurales, celles qui font l’âme de nos territoires que vous connaissez bien et qui a besoin de voir redémarrer l’activité papetière pour maintenir l’emploi, l’attractivité et aussi répondre à l’urgent besoin de la France en papier recyclé.

Un mois après la fermeture de l’usine, une association citoyenne s’est créée, « Action Citoyenne pour l’Intérêt Général », sous l’impulsion de Nadia Mattia. Une pétition a été lancée avec le soutien des élus locaux, des maires de la communauté de communes pour le maintien d’une activité papetière qui a recueilli plus de 20 000 signatures.

Début 2020, un porteur de projet, issu de la filière papetière, a fait une proposition de redémarrage d’une activité papetière, accompagné d’un cabinet d’avocats spécialisé dans les dossiers dits de restructurations d’activités liées à des situations de procédures collectives. Le projet concerne la production de papier recyclé dont le savoir-faire est déjà parfaitement acquis par les ex-salariés de Arjowiggins et les outils sont disponibles.
La différence avec la société précédente, Arjowiggins, qui était multi-produits et n’avait pas la distribution et la commercialisation de ses produits, la structure de reprise se focalisera sur la production d’un seul produit, déjà parfaitement maîtrisé, dont elle assurera elle-même la distribution et la commercialisation permettant ainsi une gestion des coûts mieux maîtrisée.

Des présentations du projet ont été faites aux représentants de l’État, à Madame Morançais, Présidente de la Région Pays-de-la-Loire, aux Maires, aux élus. Par un communiqué de presse en date du 28 mai 2020, l’État et la Région ont validé le co-financement d’une étude de faisabilité du projet de redémarrage d’une production de papier recyclé sur le site industriel de Bessé-sur-Braye. Cette étude était demandée par l’équipe porteuse du projet.

En France le papier recyclé a de l’avenir.
Le site papetier de Bessé-sur-Braye est un enjeu national pour le développement durable.
Entre 2000 et 2016 la production de papier recyclé en France a baissé de 20%, dans le même temps en Allemagne elle augmentait de 25%.
Le papier est la première industrie du recyclage en France. Une tonne de papier recyclé économise 17 arbres et contribue ainsi à diminuer la pression sur les bois cultivés et par la même favorise la biodiversité. Le papier recyclé consomme 9 fois moins d’eau pure et 6 fois moins d’énergie et émet moins de gaz carbonique pour sa production que pour la production d’une tonne de papier non-recyclé. Le bilan écologique est sans appel.

Selon la COPACEL, 77% de notre pâte à papier était importé du Brésil en 2019, issu pour 90% de bois certifié. 40% des bois récoltés sont destinés à la pâte à papier ce qui entraîne une conversion des forêts en mono-système et une perte de biodiversité. Pour réduire notre dépendance nous devons privilégier le papier recyclé.

Le problème en France est lié à la filière papier recyclé, du tri à la politique d’achat papier, chaque étape doit être réactualisée pour inverser la baisse de la production et valoriser cette ressource que sont les « déchets » papiers/cartons, véritable « ressource secondaire » pour notre industrie papetière.

Aujourd’hui, nous transférons cette « ressource » vers l’Allemagne et nous achetons des centaines de milliers de tonnes de papier recyclé à l’Allemagne.

La fermeture d’usines de production de papier recyclé en France, Bessé-sur-Braye, la Chapelle Darblay, nous pénalise pour maintenir une filière de proximité, pour garder notre indépendance, pour améliorer nos coûts de production.

Le papier recyclé est une excellente illustration de l’économie circulaire. Pour la Planète nous devons développer une production française, locale pour maintenir le savoir-faire et l’emploi sur le territoire national.

La relance économique par l’écologie ne doit pas faire l’impasse sur la filière papier recyclé. Dans un monde aux ressources limitées, la qualité du papier, recyclable et renouvelable représentent un avantage pour les générations futures.
La relance doit valoriser la chaîne de valeurs de la filière papier recyclé et rattraper notre retard sur notre voisin européen, l’Allemagne, pour faire de la France « une terre d’avenir de l’industrie papetière ».

Ceci devrait être l’issue du site stratégique de Bessé-sur-Braye.

Le tribunal de commerce de Nanterre a validé le 19 juin 2020 une offre de reprise faite par la société PMI, « Paper Mill Industries », filiale du groupe industriel canadien DOTORI spécialiste dans l’industrie du bois et du papier. La société PMI au capital de 1000 € a été créée en juillet 2019.
Le site a été acheté pour 75 000€. L’offre de PMI comprend plusieurs projets mais pas le papier recyclé.
Il y a beaucoup d’interrogations sur la diversité des projets au nombre de 7, et le modèle économique qui permettrait le recrutement promis par PMI de 240 salariés d’ici 2025. La crédibilité économique n’est pas démontrée et Monsieur Petit PDG de PMI se refuse à donner des éléments tangibles sur son Business plan.
En 2018, l’usine Arjowiggins Security de Jouy-sur-Morin, plus communément connue sous le nom du village où elle était située : Crèvecœur a été liquidée. Un groupe d’ex-salariés avait déposé en 2019, une offre de redémarrage composée de 4 des projets présentés par PMI pour Bessé-sur-Braye, qui ont été rejetés par « Bercy », sur les motifs, trop diversifié, pas crédible économiquement et pour le papier fiduciaire, un refus ferme de l’État
Cet état de fait, exige pour l’avenir du site de Bessé-sur-Braye, pour les engagements futurs de l’État et des collectivités locales auprès de PMI, une présentation financière, un business plan détaillé par projet, et les garanties d’investissements associées.

Nous avons ici la possibilité de construire un co-projet associant ceux réalistes et rentables de PMI portés par Monsieur Petit et celui du papier recyclé porté par Monsieur Pelletanche. Nous avons les compétences disponibles, les machines papetière le permettent et ainsi améliorer les coûts d’utilisation du site. Nous serions dans « le monde d’après » qui optimise, coréalise, et est compétitif pour les besoins de la Nation.

Monsieur le Ministre, je vous invite à vous déplacer sur le site de Bessé-sur-Braye pour, ensemble porter vos engagements liés à la relance économique par l’écologie et ainsi transcrire vos messages du 16 juillet 2020 sur « le terrain » que vous affectez.
Votre venue ici, dans la Vallée de la Braye, sera pour ceux qui se sont investis depuis plus d’un an, élus, ex-salariés, citoyennes et citoyens une reconnaissance des efforts réalisés dans le respect de leur outil de travail et de leur environnement. Vous ferez de cet acte, de considération, un lien entre vous Monsieur le Ministre, représentant notre pouvoir central et nous agissant ici pour le territoire, pour la Nation.

Monsieur le Ministre, je reste à votre disposition pour vous transmettre des informations complémentaires et pour organiser avec votre équipe votre déplacement.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma très haute considération.

Serge BARDY
Député (2012-2017)
Conseiller Régional des Pays de la Loire (2004-2010)

 

À quoi joue Monsieur Petit ?

Nous venons d’apprendre que le nouveau propriétaire de l’ex-usine Arjowiggins de Bessé-sur-Braye vient de mettre en vente la machine à papier 3 ! En passant par un consultant anglais, Mr John Morris.

Monsieur Petit espérait sans doute que cela ne se verrait pas ?

Devrons-nous bloquer l’usine et empêcher toute entrée sur le site pour être entendus ?

Monsieur Petit avait pourtant laissé entendre qu’il était intéressé par le projet que nos partenaires lui avait présenté, à savoir fabriquer du papier recyclé à Bessé ?

Ou alors il faut croire que ce que nos élus ont pris comme argent comptant, était du vent pour cacher une opération immobilière classique genre Tapie ?

Disons-le sans détour, notre bassin de vie est sinistré, il y aura de la répression politique contre ceux qui ont laissé faire cette mascarade ! 600 emplois en moins alors que le secteur a déjà perdu plusieurs entreprises, c’est intolérable ! D’autant plus que journaux locaux, PQR, élus se sont étalés complaisamment sur les futurs emplois (240) et les projets promis par Monsieur Petit !

Nos partenaires vont continuer leur travail pour obtenir que notre projet et le financement de l’étude ne tombent pas aux oubliettes, mais d’ores et déjà nous appelons les ex-salariés, les chômeurs du bassin et la population à se préparer à défendre notre avenir commun !

Nous demandons immédiatement un rendez vous au Préfet de la Sarthe et à Monsieur Petit, qui nous doivent tous deux des explications.

Arjowiggins : rendez-vous au conseil des Prud’hommes de Boulogne Billancourt le 7 septembre 2020

La rentrée de Septembre est marquée par la séance du Conseil des Prud’hommes de Boulogne Billancourt du 7 Septembre 2020 où notre avocat Maître Brun, présentera et plaidera les dossiers déposés par les salariés. Notre présence montrera notre détermination à ne plus laisser faire de tels agissements et obtenir gain de cause.

Le nombre de places étant limité dans le car, nous vous remercions de bien vouloir nous confirmer votre présence par retour de mail en indiquant votre nom et prénom et si on doit vous prendre à Saint Calais ou à Vibraye. Les autres seront bien évidemment au rendez vous de Bessé-sur-Braye.

La priorité sera donnée aux salariés ayant déposés un dossier aux prud’hommes.

Vous trouverez les informations dans le document à télécharger.

A très bientôt
Cordialement
Nadia Mattia

Papier recyclé : 

Messieurs les députés, restera-t-il une usine pour le produire ?

En cette mi-juillet, une cinquantaine de salariés d’Arjo avaient rejoint les responsables syndicaux papetiers venus apporter leurs connaissances du dossier de reprise par PMI de Bessé sur Braye, puisque la plupart des projets présentés dans la presse par Monsieur Petit, PDG de PMI, sont issus de l’usine d’Arjo de crèvecoeur !

C’est cette expertise qui a conduit notre association, à s’interroger sur la réalité de ce plan de reprise !

En effet, PMI, créé il y a un an, avec un capital de 1000 euros, n’avait donc pas de projet industriel précis. Et c’est celui de crèvecoeur, qui a été « siphonné » semble t il, avec des porteurs de projet de cette usine.

Pour mémoire, lors de la vente aux enchères des machines de crèvecoeur, un mystérieux acheteur remporte la totalité du lot pour 1,7 Millions d’euros. Était-ce Mr Petit ? L’achat du site d’Arjo pour 75000 euros a choqué tout le monde, moins d’1 euro le m² avec tout ce qu’il y a dedans (labo, machines divers, bâtiments, maison, etc….)

Ce n’est pas cher, c’est même une affaire en OR !

Cette vente scandaleuse entérinée par les élus locaux qui connaissaient ce projet depuis quelques mois, a suivi le bradage à  10 centimes d’euro l’action d’Antalis, qui a ruiné tous les petits porteurs, dont de nombreux salariés.

Oui en temps de Covid 19, il y a des affaires à faire …. Bravo au Tribunal de Commerce de Nanterre et au liquidateur en Chef, ça c’est du beau travail !

Monsieur Jacques Lacoche, était venu nous apporter un message de Monsieur Petit. « Il confirmait la réception du cabinet Franklin et de notre porteur de projet, rappelait qu’il n’obéissait pas aux ordres, que ses projets étaient valables et déniait à quiconque le droit de les juger ! »

Mme Mattia propose à Monsieur Petit, une rencontre avec l’association pour expliquer son action citoyenne au profit de l’intérêt général !

Tour à tour, les responsables syndicaux ont justifiés leur soutien à notre action, par l’intérêt qui se développe autour de la filière papier et la nécessité de conserver des unités de production pouvant participer au recyclage des matières premières papier !

Citéo, organisme qui régit la récupération de papier en France en a rappelé l’importance dans son message de soutien à notre action. Il nous faut conserver nos papeteries et nous doter de centres de tri, d’unités de désencrage pour récupérer et recycler 100 % des papiers jetés en 2025 !

Personne ne peut se satisfaire de savoir que 40% du papier récupéré est brûlé ou enfouit, faute de débouchés ! L’incrédulité sur le projet de PMI tient à ce que les quatre projets ont déjà été rejetés par Bercy. Trop diversifié, pas crédible économiquement, et en ce qui concerne le papier fiduciaire, refus de l’état : Pour les développer hors de crèvecoeur, coût considérable ! Manque de savoir faire, coût des transferts de machines, quels marchés existent ?

Le délégué de crèvecoeur, Patrick Schaafs a assuré l’assemblée du soutien concret que les papetiers de crèvecoeur apporteraient si besoin à l’usine de Bessé !

Très applaudis, Patrick Bauret de la Filpac CGT, Patrick Schaafs de l’usine de Crèvecoeur, et Didier Jousse de l’UD CGT Sarthe, ont réaffirmé leur soutien et disponibilité aux ex-d’Arjo. Nous les en remercions chaleureusement.

Décisions :

Une commission d’enquête parlementaire sur le papier recyclé vient d’être constituée à l’Assemblée Nationale

· Nous sollicitons Monsieur le Préfet pour lui demander de «mettre en sécurité» les machines à papier de Bessé sur Braye, le temps pour les députés de conclure sur l’intérêt de produire du recyclé, que la France importe massivement d’Allemagne et de tenir l’engagement de l’Etat de financer notre étude.

· Nous demandons à Monsieur Petit, de nous accorder le même délai après avoir reçu nos partenaires parisiens

· Nous demandons au Conseil Régional de tenir également son engagement de soutien financier pour notre étude de faisabilité

· Mme Morançais, Monsieur Le Mener, doivent utiliser leurs contacts avec Monsieur Petit pour conduire au redémarrage des activités papetières à Bessé. Les fonds publics, pourraient ainsi accompagner le renouveau de la production du papier recyclé dans le cadre de l’économie circulaire encouragée par la Région, et dont l’état se préoccupe désormais.

· Les autres projets annoncés de PMI, ont été présentés sans succès à Bercy par les ex-salariés de crèvecoeur ! Comment pourraient ils convaincre à Bessé sur Braye ? C’est une interrogation légitime. Et Monsieur Petit doit expliquer son business plan sur le sujet. Nous devons connaitre les types de métier des 250 emplois promis.

· Une lettre ouverte à Mr Macron est en cours de rédaction !

Prenez soin de vous !

Conférence de Presse du 16/07/2020 devant l’usine

Un rassemblement très sérieux et très offensif avec la participation active du secrétaire national de la Filpac , du délégué syndical CGT de Crèvecoeur, et du secrétaire départemental CGT, que nous remercions vivement de s’être déplacés, et de nous avoir apporter l’expertise dont nous avions besoin .
Depuis le rachat de l’usine et les déclarations péremptoires du nouveau propriétaire, nous prenons très au sérieux le risque de démolition du site papetier de Bessé !Malgré les propos rassurants de nos élus , rien n’indique pour l’instant , que les promesses de création d’emploi seront tenues ! Nos amis de la CGT ont souligné l’incohérence qu’il y a à déclarer vouloir importer à Bessé certaines productions, dont le papier sécurisé, présenté comme  » la garantie » du sérieux du plan de reprise !
Nous lançons une lettre ouverte à Monsieur Macron , dès la semaine prochaine Serge Bardy), une demande de réception urgente par le Préfet lui à été transmise ,nous voulons lui demander de protéger les machines à papier et de donner suite aux promesses de financement de l’étude pour notre projet ! Une commission d’enquête parlementaire vient d’être mise en place à L’Assemblée Nationale sur le papier recyclé, nous sommes en contact avec plusieurs députés. Nous ne voulons pas voir détruire le site d’Arjo, parce que celui-ci, est concerné par cette étude sur la production de papier recyclé ! le site de la Chapelle d’Arblay vient d’être mis « sous cloche » pour un an ! Bessé sur Braye n’a jamais eu cette chance , pourtant il est indispensable si l’on veut reconquérir notre indépendance dans ce domaine, qui coûte cher à la France , dans le commerce extérieur , mais aussi par le poids du chômage et de la destruction du bassin d’emplois ! Nos élus se sont montré bien inconséquents en nous apportant leur soutien, alors même qu’ils discutaient avec Monsieur Petit, qui n’est pas du tout « tombé du ciel par miracle « , comme la presse l’a affirmé !
Nos amis de Crêvecoeur ont connu les mêmes déceptions . Nous en tirerons les leçons !
Nos partenaires parisiens vont être reçus, et notre projet soumis à Monsieur Petit , la plupart des participants ont déploré les conditions de vente du site par le tribunal de Commerce de Nanterre, qui ne regarde pas les dégâts commis par la liquidation d’Arjo, le coût du chômage, de l’exil forcé de plusieurs ex-salariés en CDD bien loin de chez eux ! L’indifférence de ceux qui se résignent à cette situation en faisant semblant de pleurer sur le sort de la population devient pesante !
Restez branchés sur FB  » Pour sauver Arjowiggins » , nous vous tenons au courant de la suite , et….
Prenez soin de vous !

Reprise de la papeterie à Bessé-sur-Braye : Le projet Papers Mills Industrie serait-il une grande illusion ?

paper mill industries

Source : http://sirene.fr/

Papers Mills Industrie (PMI) et son PDG, se prendraient-ils pour des marionnettistes, tirant les ficelles d’une reprise d’activité Papetière au sein de l’ex entreprise Arjowiggins à Bessé-sur-Braye et créant l’illusion d’un véritable projet industriel éloigné de toute logique financière ?

On est en droit de le penser tellement la ficelle est grosse. Plus le temps passe, plus les zones d’ombres planent sur le projet de reprise d’Arjo présenté par M. Petit, Président de PMI.

L’UD CGT de la Sarthe, la Filpac-Cgt et l’Association citoyenne pour l’intérêt général et des militants de l’ex entreprise Arjowiggins Crèvecœur située à Jouy-en-Morin, se sont réunis le jeudi 9 juillet 2020 pour analyser les différentes activités proposées.

Pour rappel, le tribunal de commerce de Nanterre a retenu l’offre de Papers Mills Industries, filiale d’un groupe industriel canadien (Dotori), spécialisé dans l’industrie du Bois et du Papier. Un achat pour la modique somme de 75 000 € ! PMI s’engageant à investir dans un premier temps 4 millions d’€ pour la remise en état du site et notamment pour sa dépollution.

M. Petit promet 240 emplois d’ici 2025 avec une diversification d’activité : Production de papier sécurité, papier minéral, papier chanvre, papier textile, pépinière d’entreprises et centre de formation. Pour y arriver, il assure être prêt à investir 25 millions d’€ sur fonds propres, c’est-à-dire sans demander d’aides publiques… enfin pour le moment car selon les propos de M. Petit dans la presse locale, « si on peut en bénéficier, il faudrait être idiot de s’en priver ! »

Alors info ou intox ?

Tout d’abord, alors qu’une mobilisation citoyenne, initiées par l’association citoyenne pour l’intérêt général, forte des 20 000 signatures et d’un projet industriel viable visant à produire du papier recyclé, occupait l’espace public et semblait n’être que le seul projet crédible, comment analyser le fait qu’un autre projet surgisse 15 jours avant la décision du tribunal de commerce en retenant toute son attention ?

Comment analyser le comportement des élus politiques qui d’un côté soutenaient le projet de l’association et de l’autre discutaient avec PMI ? A l’heure où le fossé séparant les élus politiques des citoyen-e-s ne cesse de se creuser comme en atteste la très faible participation aux élections municipales, ces comportements sont en complet décalage avec l’exigence de transparence par la population.

Quel crédit accorder au Président du Conseil Départemental, Dominique Le Mener, qui affirme que d’autres projets non dévoilés existeraient ? Pourquoi cette opacité ? Est-ce que le Tribunal de commerce avait cette information avant de prendre sa décision ?

Aucune logique industrielle et économique

Lorsque nous analysons les propositions. Sur toutes les activités proposées, M. Petit ne donne aucun élément sur son « business plan ». Un business plan est un « plan d’affaires » qui s’appuie sur un document détaillant le projet lors de la création ou la reprise d’une entreprise, ainsi que l’évolution attendue de l’entreprise et de son activité durant les premières années de son existence.
M. Petit promet du papier sécurité, du papier chanvre, du papier textile ? Avec quels investissements, avec quels effectifs et pour quels marchés ?
Une autre question se pose. Ces activités peuvent avoir du sens, mais pourquoi vouloir les faire sur le site de Bessé-sur-Braye alors que l’usine de Crèvecœur dispose des infrastructures et des machines pour assurer ces productions pour des investissements moindre alors que Bessé sur Braye ne dispose pas des machines pour effectuer ce type d’activités ? Où se situe la logique
économique et industrielle ?

Concernant le papier minéral, là aussi des questions se posent, notamment écologiques. Ce type de production s’effectue à partir de carbonate de calcium que nous trouvons dans des carrières et ce type de « papier » n’est pas biodégradable. A l’heure où les enjeux climatiques et sociaux sont
au cœur des préoccupations des français, est-il judicieux de proposer une activité non vertueuse au niveau environnemental ? Surtout que cette activité nécessiterait des investissements importants, notamment pour se doter d’une machine dont le coût avoisine les 25 millions d’€.

Nous lançons un appel solennel à M. Petit et au Conseil Régional et à l’Etat !
La crise sanitaire a mis en lumière le besoin de retrouver une industrie forte qui réconcilie l’économie, le social et l’environnemental. De plus, les collectivités locales doivent utiliser 40% de papier recyclé et l’Assemblée Nationale a mis en place une commission chargée de travailler sur le
recyclage du papier.

Le site de Bessé-sur-Braye dispose des infrastructures nécessaires et des propositions crédibles existent portées par l’association citoyenne pour l’intérêt général avec des partenaires industriels prêts à assurer une production de papiers recyclé de gros volume. Il s’agit d’autant d’éléments de
nature à lancer un appel à M. Petit et aux élus politiques : Ne ruinez pas les chances de voir aboutir un projet d’avenir dans un secteur stratégique et avec des retombées positives pour la filière papetière pour notre territoire, son aménagement et la population !

Souvenez-vous, le président Macron l’a dit « le jour d’après ne sera pas le jour d’avant ». Faites-en la démonstration pas vos actes.
En conséquence, nous demandons à M. Petit de s’engager à ne pas démonter les machines présentes dans l’usine de Bessé-sur-Braye, au moins le temps de l’étude de faisabilité. Nous exigeons de la part du Conseil Régional et de l’État, de respecter leurs engagements en finançant cette étude de faisabilité, synonyme d’espoir pour que demain nous parlions de papier recyclé au présent, fort d’un site et d’une industrie papetière jouant pleinement son rôle de réponse aux besoins des populations et respectant l’aménagement du territoire.
La bataille n’est donc pas finie et nos organisations appellent toutes celles et ceux qui partagent nos propositions à poursuivre la lutte avec nous en participant à une :

Conférence de presse
Jeudi 16 juillet 2020
à 17H00 devant l’usine Arjo/Petit
à Bessé-sur-Braye

 

Reprise de la papeterie à Bessé-sur-Braye : Le projet Papers Mills Industrie serait-il une grande illusion ?

EN FRANCE : LE PAPIER RECYCLÉ A DE L’AVENIR. Le site papetier de Bessé-sur-Braye un enjeu National pour le développement durable

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Ne pas dire n’importe quoi, les arguments qui mettent en cause le papier recyclé ne sont fondés sur aucune réalité, économique, écologique, technique.

Quand certains claironnent que le papier recyclé n’a pas d’avenir en France, d’autres en Allemagne ne cessent d’augmenter leur capacité de production pour satisfaire la demande française et européenne. Nous envoyons nos vieux papiers/cartons en Allemagne et ensuite nous achetons le papier recyclé produit par les papeteries allemandes.

Nous fermons nos usines papetières en France et demain notre dépendance nous pénalisera à l’image des masques de protection que nous avons préféré acheter en Chine avant de mesurer l’ampleur de l’absurdité de ce choix uniquement économique et aberrant écologiquement. (exemple vécu avec Kolmi à Angers).

Les fermetures d’usines de production de papier recyclé en France obligent les imprimeurs de magazines tricolores à se fournir à l’étranger, c’est la même situation pour les imprimés publicitaires, pour les ramettes de bureau à base de papier recyclé qui pourrait être produit sur le site de Bessé-sur-Braye.

Je reprends les arguments de CITEO, acteur de référence en France dans la collecte des emballages et des vieux papiers. « La France a besoin de capacité de recyclage sur son territoire pour développer l’économie circulaire et s’affranchir de la dépendance aux autres pays européens et au grand export pour la gestion des déchets papiers et emballage ménagers » 28 mai 2020.

Oui La France a besoin de capacités de recyclage sur notre territoire pour développer l’économie circulaire, alors que certains envisagent de démanteler le site de production papetier de Bessé-sur-Braye.

La croissance durable voulue par les citoyens se construira sur le modèle de l’économie circulaire, rien ne se perd tout se transforme. Il nous faut transformer notre société du jetable aujourd’hui, en recyclable demain.

Le papier est une excellente illustration de l’économie circulaire.

La production de papier recyclé est bonne pour la planète, en consommant moitié moins d’énergie, moitié moins d’eau et émettant moitié moins de CO2 par rapport à la production de papier non recyclé et sans recours aux produits chimiques pour sa fabrication.
La fabrication d’une tonne de papier, nécessite 2 à 3 tonnes de bois, environ 17 arbres. Alors qu’avec une tonne de vieux papiers, on peut obtenir 900 kg de papier recyclé.

Ne dénigrons pas la fabrication du papier recyclé.

Ensemble pour la Planète, pour une production française et locale, pour l’emploi et le savoir-faire associé à l’industrie papetière, n’abandonnons pas l’avenir du site de Bessé-sur-Braye.

Serge Bardy, Député 2012-2017,
auteur du rapport « France terre d’avenir de l’industrie papetière », 357 pages.
Disponible : temis.documentation.developpement-durable.gouv.fr

N’abandonnons pas le papier recyclé, c’est l’avenir de Bessé…

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Madame, Monsieur, Chers Ami(e)s,

Notre bataille franchit une nouvelle étape, puisque désormais le site de Bessé-sur-Braye vient d’être racheté, avec la volonté déclarée de ne plus utiliser les deux machines à papier sauf «entente avec un projet qui les concernerait !»

Nous prenons donc acte de la proposition de Monsieur Petit, nouveau propriétaire du site, afin de lui faire rencontrer nos partenaires et découvrir notre projet de papier recyclé pour la grande distribution !

Beaucoup de questions se posent !

Qu’est-il prévu comme quantités de tirage pour les papiers spéciaux et les papiers sécurisés ? Les machines spécialisées viennent de Crèvecoeur. Mais est-il prévu une formation pour les salariés d’Arjo Bessé ? Le plan de développement de l’entreprise jusqu’à 2025, ne signifie-t-il pas, «chômage» pour les plus de 55 ans ? Sans nos machines à papier, peut-on encore parler d’une reprise papetière ? Nous ne le croyons pas.

En fait, ce projet rejoint quasiment celui de « Territoires d’industries » soutenu par l’état et la Région *, et ne coûtera parait–il, pas un centime aux finances publiques ? Il est dans le droit-fil du dogme de la diversification industrielle, comprenez : « plus jamais de grosses boîtes, ça fait trop de dégâts quand ça ferme ! » Comme nous l’avions fait remarquer, à l’époque, on ferait mieux d’interdire à des groupes financiers endettés, d’acheter des entreprises pour les piller en laissant les gens au chômage ?

Nous avons réaffirmé face au Conseil Régional et au Conseil Départemental, que nous souhaitons voir aboutir notre projet en obtenant le soutien financier qui nous a été promis, alors que le choix de Monsieur Petit était déjà acté ?

On nous dit aujourd’hui, que tout dépend de lui et de sa rencontre avec notre porteur de projet ! Nous espérons donc, très vite, une rencontre fructueuse dans l’intérêt de l’emploi local et de la production de papier recyclé dont notre pays a besoin !

Ami(e)s de l’Association, ami(e)s du Collectif de reprise, nous vous donnons rendez-vous comme prévu le jeudi 2 Juillet, sur le parking d’Arjo, mais à 18 h seulement (avec Pot de l’amitié), car dans la situation présente, il n’est pas possible de commencer le nettoyage bénévole des abords de l’usine, tant que nous n’aurons pas plus d’informations ! Nous ferons alors le point et déciderons de la suite ….

Prenez soin de vous et, à bientôt !

* (1 milliard 300 millions pour « Territoires d’Industries » 148 projets retenus dont celui de la Sarthe = 80 Millions d’Euros. On marche sur la tête !)

Le 23 Juin 2020

N’abandonnons pas le papier recyclé

Enfin une bonne nouvelle, la papeterie va redémarrer… !

arjo-cheminees

Paper Mills Industries, groupe canadien, s’est engagé à reprendre l’usine, ses machines et de recruter 240 salariés d’ici 2025, parmi les anciens salariés d’Arjo.

Cette annonce de reprise donne enfin une visibilité à l’avenir de notre bassin de vie.

Et autour de la papeterie, va pouvoir se reconstruire un réseau d’entreprises industrielles pour faire revivre notre Vallée du Loir.

Il faut cependant prendre conscience que les choses doivent changer dans notre pays.

Certains devraient réfléchir avant de parler. Il est anormal qu’aucun financier français ne se préoccupe aujourd’hui, de reconquête industrielle !

En Dordogne, dans les Vosges, à Bessé sur Braye, ce sont des investisseurs étrangers qui redémarrent les productions !

L’affaire ArjoWiggins a révélé les béances du système et l’incapacité publique à préserver nos fleurons industriels de la rapacité du système.

Si des personnes avaient tiré un trait sur la possibilité de reprise à Bessé, beaucoup d’autres se sont battus et cette victoire est d’abord la leur.

La loi du marché, les pratiques frauduleuses de grands patrons conduisent au chômage, au pillage des ressources publiques, issues du travail de tous !

Les lois doivent évoluer parce que les actionnaires ont trop de pouvoir dans les décisions qui nous concernent tous et ils n’assument pas leurs responsabilités face aux privilèges qui leur sont accordés !

C’est pourquoi, nous réfléchissons à une action judiciaire pour obtenir d’Antalis-Séquana, une compensation, même symbolique, du préjudice subi par notre territoire (communes, conseil départemental, conseil régional, Etat).

Nous allons proposer une action collective en justice (1ère en France) pour peser sur les «requins de la finance» qui pillent nos ressources publiques comme l’a fait Monsieur Lebard.

Dans l’immédiat, dans l’attente de précisions sur le projet de reprise à Bessé, nous convions nos adhérents et surtout les salariés du «collectif pour la reprise», à nous retrouver devant l’usine le :

JEUDI 2 JUILLET
à partir de 16 Heures

pour un « nettoyage » des abords de l’usine, suivi d’un pot de l’amitié !

A bientôt donc !

Enfin une bonne nouvelle, la papeterie va redémarrer… !

L’association Action citoyenne pour l’intérêt général se réjouit de la décision du Tribunal de commerce de Nanterre qui a favorisé l’embauche et le redémarrage de la papeterie Arjowiggins de Bessé-sur-Braye

L’association Action citoyenne pour l’intérêt général se réjouit de la décision du Tribunal de commerce de Nanterre qui a favorisé l’embauche et le redémarrage de la papeterie Arjowiggins de Bessé-sur-Braye. Paper Mill Industries affirme inscrire sa production future dans le cadre du développement durable qui nous convient parfaitement. Merci à tous ceux qui ont soutenu notre action. Et à bientôt.

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Papeterie de Bessé-sur-Braye dans la Sarthe

Papier recyclé ? La porte s’est ouverte…

Rassemblement devant la Préfecture du Mans le 25 mai

Le soutien financier de la Région Pays de la Loire et de l’Etat étant acquis, reste au Tribunal de commerce de Nanterre à officialiser le délai nécessaire à la poursuite du dossier en construction.

Ce premier palier atteint, chacun retient son souffle, tout en se réjouissant de la reconnaissance ainsi concédée, au travail accompli !

Nous remercions sincèrement Jacques Lacoche, Dominique Le Mener, et tous les
élus locaux qui ont soutenu notre projet, même si quelquefois le doute en a altéré la profondeur.
Les encouragements de tous nos soutiens ont compté évidemment pour beaucoup !

Merci à tous.

Que dire à nos partenaires parisiens et à ceux qui les ont rejoint, sinon « merci et bravo » pour le travail accompli dans l’ombre.

Un mot particulier pour ce nouvel arrivant dans notre équipe : Serge Bardy
Son entrain, sa compétence en ce qui concerne la filière papier, nous a ravis !

A tous, le chemin sera encore long et des embûches peuvent surgir, mais nous
avons gagné sur le terrain, une force incroyable où se combinent le rôle des élus et l’intervention citoyenne.

Un merci particulier à Christelle Morançais, que nous avons quelquefois bousculée, mais qui a su rejoindre la « task force citoyenne » qui s’est mise en place autour de la papeterie !

L’aventure continue… prenez soin de vous !

Oseront-ils bloquer l’avenir de la papeterie Arjowiggins de Bessé-sur-Braye dans la Sarthe le 29 mai ?

Journée brûlante, instructive, mais très utile !

Merci aux 50 personnes qui ont patienté sous un soleil ardent devant la Préfecture plus d’une heure et demie. Merci aux citoyens, ex-salariés et élus du bassin de vie, d’être venus avec leurs écharpes pour nous accompagner : Les Maires de Bessé-sur-Braye, Bonneveau (41), Cellé (41), Tresson, Allonnes et plusieurs adjoints !

Dès ce matin, un message de Dominique Le Mener pour nous informer de sa décision de demander le report de la date-butoir, et le financement de notre étude pour le redémarrage de la papeterie Arjowwigins de Bessé-sur-Braye dans la Sarthe.

Un peu plus tard, Jacques Lacoche annonçait le soutien de nombreux élus à l’annulation de la date-butoir ! Nous en sommes très heureux !

Des dizaines de témoignages de soutien se sont ainsi accumulés ces dernières heures.

Citons Mme Marietta Karamanli empêchée d’être présente, mais qui souligne son soutien total.

Un mot très gentil de Philippe Poutou qui nous assure de son soutien et de celui du NPA et de la CGT de Ford.
Nos soutiens fidèles du PCF, des insoumis de la sarthe, du Parti de Gauche, de l’Intersyndicale du 72 présents et actifs, étaient là.

Nous avons été reçus fort courtoisement par un représentant du Préfet à qui, notre délégation a expliqué nos motivations pour soutenir le projet de reprise.

Serge Bardy, Didier Jousse, Jacques Lacoche et Jean Pierre Savattier -salarié d’Arjo, se sont exprimés pour demander l’intervention de Mr le Préfet afin de surseoir à la date butoir de récepion des dossiers de reprise pour l’usine.

Ils ont aussi fait part des arguments pour justifier le financement de l’étude de faisabilité.

Serge Bardy, auteur du rapport du même nom sur la filière papier, activement impliqué dans notre projet, a donné des informations qui témoignent du sérieux de celui-ci.

Les arguments du Conseil Régional, qui nous ont été transmis pour justifier la fin de non recevoir de la Région, ne sont pas convaincants face aux enjeux.

Nous espérons avoir été entendus…

Dès demain, nous réunissons notre Conseil d’Administration et nous demandons à ceux qui le peuvent de contacter la Région pour soutenir notre dossier à l’adresse mail suivante : accueil@paysdelaloire.fr en demandant :

  • L’intervention de la région pour faire reculer la date butoir à septembre
  • Le financement de l’étude de faisabilité de notre projet

Nous établissons une vigilance tout au long de la semaine pour réagir en cas de refus.

Restez mobilisés et attentifs et prenez soin de vous !

Lettre aux associations, organisations syndicales ou politique de la Sarthe, aux personnalités, élus, Maires, Députés, aux ex-salariés Arjowiggins du collectif pour la reprise d’activité

Madame, Monsieur, Cher-es ami-es

Vous trouverez ci-joint la lettre ouverte adressée à Madame Morançais (CR), M. Le Mener (CD) et M. le Préfet de la Sarthe, pour leur rappeler les engagements publiés au sujet du financement de l’étude pour notre projet de papier recyclé à Bessé-sur-Braye.
Nous voulons que nos élus tiennent leurs promesses !


Ne pas payer notre étude de faisabilité, reviendrait à se moquer des efforts consentis par les salariés d’Arjo, notamment de la maitrise qui a relevé le défi imposé par Madame Morançais !


Nous avons patienté presque 8 mois parce que le Conseil Régional ne voulait pas considérer notre projet, pourtant soutenu par de nombreux élus LR (sénateurs, maires et par plusieurs forces politiques, syndicales de la Sarthe.
De très nombreuses personnalités de tous bords nous soutiennent et nous encouragent.
Que pourrait signifier un refus ? Que la parole donnée par les responsables politiques ne vaut rien ?
Monsieur Petit, ne croit pas à notre projet de papier recyclé. Mais ce n’est pas étonnant, c’est le cas de tous ceux qui ne croient pas à une évolution de notre système économique pour prendre en compte, le réchauffement climatique et les nouveaux défis posés à l’industrie et à l’humanité. Ils parlent « d’économie circulaire », de « cercles vertueux » de « respect de la planète », mais n’y croient pas !
Les femmes, les hommes, «les élites», seront-ils capables de penser en dehors du système actuel qui vient de nous «éclater à la figure» avec la Covid 19 ? Pas sûr si les citoyens ne les y incitent pas fortement !


Nous serions très heureux si vous acceptez de co-signer la lettre jointe, rappelant les promesses du Conseil Régional, du Conseil Départemental et de l’État par le Préfet de la Sarthe.


Aujourd’hui, comme jamais auparavant, nous entrevoyons la possibilité de concrétiser le redémarrage de la production de papier recyclé, qui pourrait relancer notre bassin d’emploi et entrainer le redémarrage de EARTA (Voivres) en relation avec la Chapelle d’Arblay ?


La solidarité de tous peut faire avancer les choses et nous vous remercions de tout ce que vous pourriez faire pour y contribuer.


Vous remerciant de votre attention, pour le Conseil d’Administration de l’Action Citoyenne pour l’Intérêt Général, recevez, Madame, Monsieur et Cher-es ami-es, nos très sincères salutations.


Nadia Mattia
Merci de bien vouloir répondre sur notre mail : appelcitoyenarjowiggins@gmail.com

Lettre ouverte à Madame Morançais – Présidente du Conseil Régional, Monsieur Le Mener – Président du Conseil Départemental, Monsieur le Préfet de la Sarthe


Madame, Messieurs,

En date du 28 Mai dernier, la région et l’État, ainsi que ses services en région avaient déclaré publiquement par voie de presse qu’ils étaient prêts à cofinancer notre étude de faisabilité ! Cette décision a entrainé une grande satisfaction parmi la population du bassin d’emploi.

Cette promesse, soumise à l’existence d’un délai suffisant, permettant la réalisation de cette étude, peut aujourd’hui devenir réalité !

Monsieur Petit, nouveau propriétaire du site, a déclaré être prêt à nous ouvrir les portes de son entreprise, à la seule condition que nous prouvions la crédibilité de notre projet, c’est justement le rôle de cette étude de faisabilité. Nous savons qu’il n’est pas envisageable pour lui de financer le moindre euro d’investissement. C’est notre Cabinet d’Avocats spécialisé dans la restructuration industrielle et les porteurs du projet, qui se chargeront de la recherche d’investisseurs.

Nous vous demandons simplement de tenir votre engagement en finançant cette étude qui s’élève environ à 120.000 euros, c’est-à-dire l’équivalent de ce que vous avez dépensé pour le projet de «papier barrière» bien moins abouti que le nôtre, et difficile à mettre en oeuvre dans l’enceinte de l’usine de Bessé (Arrêt du projet en 2016 par la direction d’Arjo, pour cette raison).

Nous voulons cette étude parce que le seul obstacle actuel provient de l’analyse libérale de la situation du papier recyclé en France. Rentable en Italie et en Allemagne, il serait trop coûteux à Bessé et en France ? La commission formée à l’Assemblée Nationale sur le papier recyclé, auditionnera Serge Bardy à la mi-Octobre.

Le Ministre Bruno Le Maire a déclaré à plusieurs reprises, qu’on devait rechercher un nouveau capitalisme, «respectueux des hommes et de l’environnement». C’est le moment où jamais de mettre en oeuvre cet «après co-vid 19», monde nouveau où l’économie circulaire et ses circuits vertueux pourraient s’épanouir ! La région commu-nique sur les bienfaits du développement durable et de l’économie circulaire. Ne serait-ce là que des belles paroles lancées en l’air, sans véritable concrétisation derrière ?
La crise sanitaire a montré la forte dépendance de l’économie française vis-à-vis de l’extérieur ! La défense de l’industrie et la relocalisation de la production oui Le chômage et la mort de nos villages, non !

Et quoi de plus facile et de plus rentable, que de transformer la récolte des papiers récupérés dans nos poubelles, en matière première réutilisable jusqu’à 8 fois de suite !
Il nous faut des centres de tri, et des papeteries ! En Sarthe l’entreprise EARTA avec ses salariés handicapés n’est pas condamnée à la fermeture. Pourquoi ne pas changer la matière à trier ? Mis en relation avec la Chapelle d’Arblay pour la pâte, nous pourrions utiliser cette matière pour notre production !


Il n’y a pas de fatalité au chômage et aux importations de papier recyclé. 400.000 Tonnes par an et autant en car-ton, laissent entrevoir des possibilités de marchés intéressants et créateurs d’emplois !


Seul l’aveuglement libéral d’hommes et de femmes politiques, conduit à privilégier le chômage et la désertification rurale, que chacun d’eux prétend combattre par ailleurs !
Comptant sur votre attention, nous vous prions d’agréer, Madame, Messieurs, nos sincères salutations

Pour l’association
Nadia Mattia
Le 12 octobre 2020