Allons-nous devoir acheter du papier au Japon pour la Sarthe ?


Après la liquidation des dernières papeteries Arjowiggins de Bessé-sur-Braye et du Bourray dans la Sarthe et de la fin de la production de papiers à haute valeur ajoutée ou papiers « Arjo », le distributeur Antalis sera racheté par un concurrent japonais, Kokusai Pulp & Paper Co via une OPA. Déjà de nombreux professionnels du secteur papier s’inquiètent d’une pénurie de papier en France. Le marché du papier asiatique sera-t-il privilégié au détriment de l’Europe et de la France ? Quel impact cette délocalisation de la production et de la distribution aura-t-elle sur les prix et l’environnement, alors que de plus en plus de personnes souhaitent sortir du néolibéralisme.

Le groupe papetier Arjowiggins alimentait le marché français en papier à haute valeur ajoutée et en papier recyclé. Désormais ces différents papiers sont importés d’Allemagne, d’Autriche et d’Afrique du Sud pour répondre à la demande. L’ancien propriétaire du groupe Arjowiggins Sequana/Antalis passe sous pavillon japonnais.

La liquidation des papeteries Arjowiggins de Bessé-sur-Braye et du Bourray en 2019 dans la Sarthe avait déjà fait apparaître une pénurie de papier recyclé en France. Récemment certains imprimeurs s’étaient plaint de n’avoir pu imprimer la propagande électorale sur du papier recyclé comme le stipule le Code électoral. Un imprimeur de la Sarthe avait pu imprimer ces documents sur un ancien stock de papier « Arjo ».

Face à cette pénurie de papier recyclé et à cette crainte d’approvisionnement en papier pour le marché français, il apparaît plus que nécessaire de rouvrir des papeteries, comme à Bessé-sur-Braye pour produire localement du papier afin de répondre à une demande qui consommait du papier « Arjo ».

Dans ce contexte de crise sanitaire, la pénurie de certains produits et matériels médicaux ont encore une fois montré la dépendance du marché français de l’approvisionnement asiatique.

Face à cette situation, un modèle local de production de papier aurait toute sa légitimité. Cette production locale de papier s’inscrirait dans la logique vertueuse des principes de l’économie circulaire pour passer d’un modèle économique linéaire « fabriquer, consommer, jeter » à un modèle circulaire qui intégrerait l’ensemble du cycle de vie des produits, de leur écoconception à la gestion des déchets, en passant bien évidemment par leur consommation en limitant les gaspillages.  D’autant que l’Etat s’est fixé pour objectif d’atteindre 100 % de collecte des déchets recyclables d’ici 2025.

(Crédit photo : actu.fr)

Une réflexion sur “Allons-nous devoir acheter du papier au Japon pour la Sarthe ?

  1. Choisir entre gagner de l’argent en produisant ou en spéculant ! Depuis Giscard d’Estaing le système capitaliste en France a pris un tournant financier ! La banque centrale européenne récolte l’argent des états via les banques nationales et redistribue cet argent à toutes les banques privées , parfois gratuitement , quand il faut soi-disant les aider ! Puis ces mêmes banques via le système bancaire, le reprête au taux du « marché » aux états et voilà comment la « dette » s’est installée ! complètement artificiellement , les taux bancaires ne permettant jamais de rembourser le capital !
    C’est celà que Mrs Macron et Le Maire veulent faire quand ils parlent de changer le capitalisme ?

    J'aime

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