Lettre ouverte à Monsieur Christophe Basse, Mandataire judiciaire de la papeterie Arjowiggins de Bessé-sur-Braye dans la Sarthe

ecossais
« Qui veut tuer son chien, l’accuse de la rage… ? »

Dans l’article de Ouest France du 16 Mai dernier, vous estimez que la cause de la liquidation de l’usine est due au déclin général du secteur papier et non pas à la gestion désastreuse voire malhonnête du précédent propriétaire gérant des groupes Séquana et Antalis : Monsieur Lebard !

Si le Ministre Bruno Lemaire reconnait un détournement de près de 200 millions d’euros, pour notre part, c’est près d’1 milliard de fonds publics qui sont passés entre les mains des dirigeants d’Arjowiggins ! L’enquête parlementaire promise par Mme Pannier–Runacher secrétaire d’état, n’a toujours pas vu le jour, un an après !

En ce qui concerne le secteur papier, les études menées par Xerfi (bureau d’études indépendant) ont établi en 2019 que le secteur résiste plutôt bien au tout numérique, et qu’il reste des marges de progression en ce qui concerne le papier dit de « labeur » qui nous intéresse justement ! D’ailleurs le tout numérique stagne plutôt dans le domaine de l’édition, et le marché de l’édition est lui aussi en progression !
Se plaindre des sommes astronomiques que coûte le maintien du site et de l’usine, aux alentours de 500 000 euros selon Mme Morançais, signifie alors que vous avez payé le remboursement des machines en leasing ! ? Ce qui serait confirmé par la mise en vente des-dites machines avec le reste du site le 29 Mai prochain !

Ce fameux leasing, dans le cadre duquel on a vendu contre argent frais (à la société Bérivo, entreprise anglo-saxonne) les deux machines, qui était la propriété d’Arjo, contre une somme X, oblige ainsi à payer un loyer conséquent qui pèse actuellement sur la liquidation ! Nul n’obligeait à cette prise en charge, ni d’ailleurs le versement de la prime contre le protocole transactionnel, que nous avons combattu parce qu’il prévoyait en retour, une liquidation expresse du site et de l’usine !

Il se murmure également que le plafond d’indemnisation des cadres aurait été
supprimé, conduisant à des indemnités de licenciement pour les cadres de sommes
allant jusqu’à 150 000 euros ?

Tout cela payé par de l’argent public, pendant que Monsieur Lebard s’agite pour
préserver ses amis actionnaires de tout prélèvement relatif aux licenciements et à la liquidation judiciaire dont ils sont responsables !

Notre projet est sérieux, il est bloqué par le silence du Conseil Régional, qui a donné priorité au projet de l’intersyndicale, et bien qu’il ait été déposé auprès du CR, nous n’avons toujours pas de réponse !

Le fond de l’affaire, c’est la volonté ou non d’aider au redémarrage d’une papeterie pour produire du papier recyclé dont nous importons chaque
année près de 400 000 tonnes ! Importer du papier du monde entier entraîne un bilan carbone catastrophique, et un chômage insupportable !

Nous vous demandons de sursoir jusqu’en Septembre à la vente du Site, comme des machines !

Nous sommes désolés de vous contrarier, mais cette bataille est doublement
importante à nos yeux :

  1. Produire français du papier recyclé en oeuvrant pour une filière papier
    nationale
  2. Sauver notre bassin d’emploi et préserver l’avenir de notre Vallée du Loir en
    relançant la « Papette »

Nous vous conseillons de prendre connaissance des textes suivants :

Pour Action Citoyenne pour l’Intérêt Général
Nadia Mattia, Présidente

Copie : Presse, Elus, Ex-salariés et soutiens, Réseaux sociaux, Médiapart

Lavenay, le 18 Mai 2020

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