Reprise de la papeterie à Bessé-sur-Braye : Le projet Papers Mills Industrie serait-il une grande illusion ?

paper mill industries

Source : http://sirene.fr/

Papers Mills Industrie (PMI) et son PDG, se prendraient-ils pour des marionnettistes, tirant les ficelles d’une reprise d’activité Papetière au sein de l’ex entreprise Arjowiggins à Bessé-sur-Braye et créant l’illusion d’un véritable projet industriel éloigné de toute logique financière ?

On est en droit de le penser tellement la ficelle est grosse. Plus le temps passe, plus les zones d’ombres planent sur le projet de reprise d’Arjo présenté par M. Petit, Président de PMI.

L’UD CGT de la Sarthe, la Filpac-Cgt et l’Association citoyenne pour l’intérêt général et des militants de l’ex entreprise Arjowiggins Crèvecœur située à Jouy-en-Morin, se sont réunis le jeudi 9 juillet 2020 pour analyser les différentes activités proposées.

Pour rappel, le tribunal de commerce de Nanterre a retenu l’offre de Papers Mills Industries, filiale d’un groupe industriel canadien (Dotori), spécialisé dans l’industrie du Bois et du Papier. Un achat pour la modique somme de 75 000 € ! PMI s’engageant à investir dans un premier temps 4 millions d’€ pour la remise en état du site et notamment pour sa dépollution.

M. Petit promet 240 emplois d’ici 2025 avec une diversification d’activité : Production de papier sécurité, papier minéral, papier chanvre, papier textile, pépinière d’entreprises et centre de formation. Pour y arriver, il assure être prêt à investir 25 millions d’€ sur fonds propres, c’est-à-dire sans demander d’aides publiques… enfin pour le moment car selon les propos de M. Petit dans la presse locale, « si on peut en bénéficier, il faudrait être idiot de s’en priver ! »

Alors info ou intox ?

Tout d’abord, alors qu’une mobilisation citoyenne, initiées par l’association citoyenne pour l’intérêt général, forte des 20 000 signatures et d’un projet industriel viable visant à produire du papier recyclé, occupait l’espace public et semblait n’être que le seul projet crédible, comment analyser le fait qu’un autre projet surgisse 15 jours avant la décision du tribunal de commerce en retenant toute son attention ?

Comment analyser le comportement des élus politiques qui d’un côté soutenaient le projet de l’association et de l’autre discutaient avec PMI ? A l’heure où le fossé séparant les élus politiques des citoyen-e-s ne cesse de se creuser comme en atteste la très faible participation aux élections municipales, ces comportements sont en complet décalage avec l’exigence de transparence par la population.

Quel crédit accorder au Président du Conseil Départemental, Dominique Le Mener, qui affirme que d’autres projets non dévoilés existeraient ? Pourquoi cette opacité ? Est-ce que le Tribunal de commerce avait cette information avant de prendre sa décision ?

Aucune logique industrielle et économique

Lorsque nous analysons les propositions. Sur toutes les activités proposées, M. Petit ne donne aucun élément sur son « business plan ». Un business plan est un « plan d’affaires » qui s’appuie sur un document détaillant le projet lors de la création ou la reprise d’une entreprise, ainsi que l’évolution attendue de l’entreprise et de son activité durant les premières années de son existence.
M. Petit promet du papier sécurité, du papier chanvre, du papier textile ? Avec quels investissements, avec quels effectifs et pour quels marchés ?
Une autre question se pose. Ces activités peuvent avoir du sens, mais pourquoi vouloir les faire sur le site de Bessé-sur-Braye alors que l’usine de Crèvecœur dispose des infrastructures et des machines pour assurer ces productions pour des investissements moindre alors que Bessé sur Braye ne dispose pas des machines pour effectuer ce type d’activités ? Où se situe la logique
économique et industrielle ?

Concernant le papier minéral, là aussi des questions se posent, notamment écologiques. Ce type de production s’effectue à partir de carbonate de calcium que nous trouvons dans des carrières et ce type de « papier » n’est pas biodégradable. A l’heure où les enjeux climatiques et sociaux sont
au cœur des préoccupations des français, est-il judicieux de proposer une activité non vertueuse au niveau environnemental ? Surtout que cette activité nécessiterait des investissements importants, notamment pour se doter d’une machine dont le coût avoisine les 25 millions d’€.

Nous lançons un appel solennel à M. Petit et au Conseil Régional et à l’Etat !
La crise sanitaire a mis en lumière le besoin de retrouver une industrie forte qui réconcilie l’économie, le social et l’environnemental. De plus, les collectivités locales doivent utiliser 40% de papier recyclé et l’Assemblée Nationale a mis en place une commission chargée de travailler sur le
recyclage du papier.

Le site de Bessé-sur-Braye dispose des infrastructures nécessaires et des propositions crédibles existent portées par l’association citoyenne pour l’intérêt général avec des partenaires industriels prêts à assurer une production de papiers recyclé de gros volume. Il s’agit d’autant d’éléments de
nature à lancer un appel à M. Petit et aux élus politiques : Ne ruinez pas les chances de voir aboutir un projet d’avenir dans un secteur stratégique et avec des retombées positives pour la filière papetière pour notre territoire, son aménagement et la population !

Souvenez-vous, le président Macron l’a dit « le jour d’après ne sera pas le jour d’avant ». Faites-en la démonstration pas vos actes.
En conséquence, nous demandons à M. Petit de s’engager à ne pas démonter les machines présentes dans l’usine de Bessé-sur-Braye, au moins le temps de l’étude de faisabilité. Nous exigeons de la part du Conseil Régional et de l’État, de respecter leurs engagements en finançant cette étude de faisabilité, synonyme d’espoir pour que demain nous parlions de papier recyclé au présent, fort d’un site et d’une industrie papetière jouant pleinement son rôle de réponse aux besoins des populations et respectant l’aménagement du territoire.
La bataille n’est donc pas finie et nos organisations appellent toutes celles et ceux qui partagent nos propositions à poursuivre la lutte avec nous en participant à une :

Conférence de presse
Jeudi 16 juillet 2020
à 17H00 devant l’usine Arjo/Petit
à Bessé-sur-Braye

 

Reprise de la papeterie à Bessé-sur-Braye : Le projet Papers Mills Industrie serait-il une grande illusion ?

EN FRANCE : LE PAPIER RECYCLÉ A DE L’AVENIR. Le site papetier de Bessé-sur-Braye un enjeu National pour le développement durable

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Ne pas dire n’importe quoi, les arguments qui mettent en cause le papier recyclé ne sont fondés sur aucune réalité, économique, écologique, technique.

Quand certains claironnent que le papier recyclé n’a pas d’avenir en France, d’autres en Allemagne ne cessent d’augmenter leur capacité de production pour satisfaire la demande française et européenne. Nous envoyons nos vieux papiers/cartons en Allemagne et ensuite nous achetons le papier recyclé produit par les papeteries allemandes.

Nous fermons nos usines papetières en France et demain notre dépendance nous pénalisera à l’image des masques de protection que nous avons préféré acheter en Chine avant de mesurer l’ampleur de l’absurdité de ce choix uniquement économique et aberrant écologiquement. (exemple vécu avec Kolmi à Angers).

Les fermetures d’usines de production de papier recyclé en France obligent les imprimeurs de magazines tricolores à se fournir à l’étranger, c’est la même situation pour les imprimés publicitaires, pour les ramettes de bureau à base de papier recyclé qui pourrait être produit sur le site de Bessé-sur-Braye.

Je reprends les arguments de CITEO, acteur de référence en France dans la collecte des emballages et des vieux papiers. « La France a besoin de capacité de recyclage sur son territoire pour développer l’économie circulaire et s’affranchir de la dépendance aux autres pays européens et au grand export pour la gestion des déchets papiers et emballage ménagers » 28 mai 2020.

Oui La France a besoin de capacités de recyclage sur notre territoire pour développer l’économie circulaire, alors que certains envisagent de démanteler le site de production papetier de Bessé-sur-Braye.

La croissance durable voulue par les citoyens se construira sur le modèle de l’économie circulaire, rien ne se perd tout se transforme. Il nous faut transformer notre société du jetable aujourd’hui, en recyclable demain.

Le papier est une excellente illustration de l’économie circulaire.

La production de papier recyclé est bonne pour la planète, en consommant moitié moins d’énergie, moitié moins d’eau et émettant moitié moins de CO2 par rapport à la production de papier non recyclé et sans recours aux produits chimiques pour sa fabrication.
La fabrication d’une tonne de papier, nécessite 2 à 3 tonnes de bois, environ 17 arbres. Alors qu’avec une tonne de vieux papiers, on peut obtenir 900 kg de papier recyclé.

Ne dénigrons pas la fabrication du papier recyclé.

Ensemble pour la Planète, pour une production française et locale, pour l’emploi et le savoir-faire associé à l’industrie papetière, n’abandonnons pas l’avenir du site de Bessé-sur-Braye.

Serge Bardy, Député 2012-2017,
auteur du rapport « France terre d’avenir de l’industrie papetière », 357 pages.
Disponible : temis.documentation.developpement-durable.gouv.fr

N’abandonnons pas le papier recyclé, c’est l’avenir de Bessé…

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Madame, Monsieur, Chers Ami(e)s,

Notre bataille franchit une nouvelle étape, puisque désormais le site de Bessé-sur-Braye vient d’être racheté, avec la volonté déclarée de ne plus utiliser les deux machines à papier sauf «entente avec un projet qui les concernerait !»

Nous prenons donc acte de la proposition de Monsieur Petit, nouveau propriétaire du site, afin de lui faire rencontrer nos partenaires et découvrir notre projet de papier recyclé pour la grande distribution !

Beaucoup de questions se posent !

Qu’est-il prévu comme quantités de tirage pour les papiers spéciaux et les papiers sécurisés ? Les machines spécialisées viennent de Crèvecoeur. Mais est-il prévu une formation pour les salariés d’Arjo Bessé ? Le plan de développement de l’entreprise jusqu’à 2025, ne signifie-t-il pas, «chômage» pour les plus de 55 ans ? Sans nos machines à papier, peut-on encore parler d’une reprise papetière ? Nous ne le croyons pas.

En fait, ce projet rejoint quasiment celui de « Territoires d’industries » soutenu par l’état et la Région *, et ne coûtera parait–il, pas un centime aux finances publiques ? Il est dans le droit-fil du dogme de la diversification industrielle, comprenez : « plus jamais de grosses boîtes, ça fait trop de dégâts quand ça ferme ! » Comme nous l’avions fait remarquer, à l’époque, on ferait mieux d’interdire à des groupes financiers endettés, d’acheter des entreprises pour les piller en laissant les gens au chômage ?

Nous avons réaffirmé face au Conseil Régional et au Conseil Départemental, que nous souhaitons voir aboutir notre projet en obtenant le soutien financier qui nous a été promis, alors que le choix de Monsieur Petit était déjà acté ?

On nous dit aujourd’hui, que tout dépend de lui et de sa rencontre avec notre porteur de projet ! Nous espérons donc, très vite, une rencontre fructueuse dans l’intérêt de l’emploi local et de la production de papier recyclé dont notre pays a besoin !

Ami(e)s de l’Association, ami(e)s du Collectif de reprise, nous vous donnons rendez-vous comme prévu le jeudi 2 Juillet, sur le parking d’Arjo, mais à 18 h seulement (avec Pot de l’amitié), car dans la situation présente, il n’est pas possible de commencer le nettoyage bénévole des abords de l’usine, tant que nous n’aurons pas plus d’informations ! Nous ferons alors le point et déciderons de la suite ….

Prenez soin de vous et, à bientôt !

* (1 milliard 300 millions pour « Territoires d’Industries » 148 projets retenus dont celui de la Sarthe = 80 Millions d’Euros. On marche sur la tête !)

Le 23 Juin 2020

N’abandonnons pas le papier recyclé

Enfin une bonne nouvelle, la papeterie va redémarrer… !

arjo-cheminees

Paper Mills Industries, groupe canadien, s’est engagé à reprendre l’usine, ses machines et de recruter 240 salariés d’ici 2025, parmi les anciens salariés d’Arjo.

Cette annonce de reprise donne enfin une visibilité à l’avenir de notre bassin de vie.

Et autour de la papeterie, va pouvoir se reconstruire un réseau d’entreprises industrielles pour faire revivre notre Vallée du Loir.

Il faut cependant prendre conscience que les choses doivent changer dans notre pays.

Certains devraient réfléchir avant de parler. Il est anormal qu’aucun financier français ne se préoccupe aujourd’hui, de reconquête industrielle !

En Dordogne, dans les Vosges, à Bessé sur Braye, ce sont des investisseurs étrangers qui redémarrent les productions !

L’affaire ArjoWiggins a révélé les béances du système et l’incapacité publique à préserver nos fleurons industriels de la rapacité du système.

Si des personnes avaient tiré un trait sur la possibilité de reprise à Bessé, beaucoup d’autres se sont battus et cette victoire est d’abord la leur.

La loi du marché, les pratiques frauduleuses de grands patrons conduisent au chômage, au pillage des ressources publiques, issues du travail de tous !

Les lois doivent évoluer parce que les actionnaires ont trop de pouvoir dans les décisions qui nous concernent tous et ils n’assument pas leurs responsabilités face aux privilèges qui leur sont accordés !

C’est pourquoi, nous réfléchissons à une action judiciaire pour obtenir d’Antalis-Séquana, une compensation, même symbolique, du préjudice subi par notre territoire (communes, conseil départemental, conseil régional, Etat).

Nous allons proposer une action collective en justice (1ère en France) pour peser sur les «requins de la finance» qui pillent nos ressources publiques comme l’a fait Monsieur Lebard.

Dans l’immédiat, dans l’attente de précisions sur le projet de reprise à Bessé, nous convions nos adhérents et surtout les salariés du «collectif pour la reprise», à nous retrouver devant l’usine le :

JEUDI 2 JUILLET
à partir de 16 Heures

pour un « nettoyage » des abords de l’usine, suivi d’un pot de l’amitié !

A bientôt donc !

Enfin une bonne nouvelle, la papeterie va redémarrer… !

L’association Action citoyenne pour l’intérêt général se réjouit de la décision du Tribunal de commerce de Nanterre qui a favorisé l’embauche et le redémarrage de la papeterie Arjowiggins de Bessé-sur-Braye

L’association Action citoyenne pour l’intérêt général se réjouit de la décision du Tribunal de commerce de Nanterre qui a favorisé l’embauche et le redémarrage de la papeterie Arjowiggins de Bessé-sur-Braye. Paper Mill Industries affirme inscrire sa production future dans le cadre du développement durable qui nous convient parfaitement. Merci à tous ceux qui ont soutenu notre action. Et à bientôt.

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Papeterie de Bessé-sur-Braye dans la Sarthe

Papier recyclé ? La porte s’est ouverte…

Rassemblement devant la Préfecture du Mans le 25 mai

Le soutien financier de la Région Pays de la Loire et de l’Etat étant acquis, reste au Tribunal de commerce de Nanterre à officialiser le délai nécessaire à la poursuite du dossier en construction.

Ce premier palier atteint, chacun retient son souffle, tout en se réjouissant de la reconnaissance ainsi concédée, au travail accompli !

Nous remercions sincèrement Jacques Lacoche, Dominique Le Mener, et tous les
élus locaux qui ont soutenu notre projet, même si quelquefois le doute en a altéré la profondeur.
Les encouragements de tous nos soutiens ont compté évidemment pour beaucoup !

Merci à tous.

Que dire à nos partenaires parisiens et à ceux qui les ont rejoint, sinon « merci et bravo » pour le travail accompli dans l’ombre.

Un mot particulier pour ce nouvel arrivant dans notre équipe : Serge Bardy
Son entrain, sa compétence en ce qui concerne la filière papier, nous a ravis !

A tous, le chemin sera encore long et des embûches peuvent surgir, mais nous
avons gagné sur le terrain, une force incroyable où se combinent le rôle des élus et l’intervention citoyenne.

Un merci particulier à Christelle Morançais, que nous avons quelquefois bousculée, mais qui a su rejoindre la « task force citoyenne » qui s’est mise en place autour de la papeterie !

L’aventure continue… prenez soin de vous !

Oseront-ils bloquer l’avenir de la papeterie Arjowiggins de Bessé-sur-Braye dans la Sarthe le 29 mai ?

Journée brûlante, instructive, mais très utile !

Merci aux 50 personnes qui ont patienté sous un soleil ardent devant la Préfecture plus d’une heure et demie. Merci aux citoyens, ex-salariés et élus du bassin de vie, d’être venus avec leurs écharpes pour nous accompagner : Les Maires de Bessé-sur-Braye, Bonneveau (41), Cellé (41), Tresson, Allonnes et plusieurs adjoints !

Dès ce matin, un message de Dominique Le Mener pour nous informer de sa décision de demander le report de la date-butoir, et le financement de notre étude pour le redémarrage de la papeterie Arjowwigins de Bessé-sur-Braye dans la Sarthe.

Un peu plus tard, Jacques Lacoche annonçait le soutien de nombreux élus à l’annulation de la date-butoir ! Nous en sommes très heureux !

Des dizaines de témoignages de soutien se sont ainsi accumulés ces dernières heures.

Citons Mme Marietta Karamanli empêchée d’être présente, mais qui souligne son soutien total.

Un mot très gentil de Philippe Poutou qui nous assure de son soutien et de celui du NPA et de la CGT de Ford.
Nos soutiens fidèles du PCF, des insoumis de la sarthe, du Parti de Gauche, de l’Intersyndicale du 72 présents et actifs, étaient là.

Nous avons été reçus fort courtoisement par un représentant du Préfet à qui, notre délégation a expliqué nos motivations pour soutenir le projet de reprise.

Serge Bardy, Didier Jousse, Jacques Lacoche et Jean Pierre Savattier -salarié d’Arjo, se sont exprimés pour demander l’intervention de Mr le Préfet afin de surseoir à la date butoir de récepion des dossiers de reprise pour l’usine.

Ils ont aussi fait part des arguments pour justifier le financement de l’étude de faisabilité.

Serge Bardy, auteur du rapport du même nom sur la filière papier, activement impliqué dans notre projet, a donné des informations qui témoignent du sérieux de celui-ci.

Les arguments du Conseil Régional, qui nous ont été transmis pour justifier la fin de non recevoir de la Région, ne sont pas convaincants face aux enjeux.

Nous espérons avoir été entendus…

Dès demain, nous réunissons notre Conseil d’Administration et nous demandons à ceux qui le peuvent de contacter la Région pour soutenir notre dossier à l’adresse mail suivante : accueil@paysdelaloire.fr en demandant :

  • L’intervention de la région pour faire reculer la date butoir à septembre
  • Le financement de l’étude de faisabilité de notre projet

Nous établissons une vigilance tout au long de la semaine pour réagir en cas de refus.

Restez mobilisés et attentifs et prenez soin de vous !

Rendez-vous le 25 mai devant la Préfecture du Mans et demande de soutien aux ex. salariés et à tout le monde du papier (éditeurs, imprimeurs, auteurs et secteur papetier)

L’assemblée générale de l’association Action citoyenne pour l’intérêt général du 18 Mai a entériné les propositions concernant la bataille pour redémarrer « la papette ». Des négociations sont en cours au niveau du Conseil Régional des Pays de la Loire.

Il semble que du côté des candidats «destructeurs», l’attrait du site ait complètement disparu …. Tant mieux !!

Nous demandons à tous nos soutiens, ex-salariés, et tout le monde du papier (éditeurs, imprimeurs, auteurs et secteur papetier) :

  • D’être présents avec nous devant la Préfecture de la Sarthe au MANS le LUNDI 25 MAI à 14 H. (en portant un masque et en respectant les gestes barrières)
  • De nous adresser des mails de soutien sur notre site : https://action-citoyenne.info/ ou par mail

Pour exiger le report de la vente aux enchères
au mois de Septembre prochain !

Lettre ouverte à Monsieur Christophe Basse, Mandataire judiciaire de la papeterie Arjowiggins de Bessé-sur-Braye dans la Sarthe

ecossais
« Qui veut tuer son chien, l’accuse de la rage… ? »

Dans l’article de Ouest France du 16 Mai dernier, vous estimez que la cause de la liquidation de l’usine est due au déclin général du secteur papier et non pas à la gestion désastreuse voire malhonnête du précédent propriétaire gérant des groupes Séquana et Antalis : Monsieur Lebard !

Si le Ministre Bruno Lemaire reconnait un détournement de près de 200 millions d’euros, pour notre part, c’est près d’1 milliard de fonds publics qui sont passés entre les mains des dirigeants d’Arjowiggins ! L’enquête parlementaire promise par Mme Pannier–Runacher secrétaire d’état, n’a toujours pas vu le jour, un an après !

En ce qui concerne le secteur papier, les études menées par Xerfi (bureau d’études indépendant) ont établi en 2019 que le secteur résiste plutôt bien au tout numérique, et qu’il reste des marges de progression en ce qui concerne le papier dit de « labeur » qui nous intéresse justement ! D’ailleurs le tout numérique stagne plutôt dans le domaine de l’édition, et le marché de l’édition est lui aussi en progression !
Se plaindre des sommes astronomiques que coûte le maintien du site et de l’usine, aux alentours de 500 000 euros selon Mme Morançais, signifie alors que vous avez payé le remboursement des machines en leasing ! ? Ce qui serait confirmé par la mise en vente des-dites machines avec le reste du site le 29 Mai prochain !

Ce fameux leasing, dans le cadre duquel on a vendu contre argent frais (à la société Bérivo, entreprise anglo-saxonne) les deux machines, qui était la propriété d’Arjo, contre une somme X, oblige ainsi à payer un loyer conséquent qui pèse actuellement sur la liquidation ! Nul n’obligeait à cette prise en charge, ni d’ailleurs le versement de la prime contre le protocole transactionnel, que nous avons combattu parce qu’il prévoyait en retour, une liquidation expresse du site et de l’usine !

Il se murmure également que le plafond d’indemnisation des cadres aurait été
supprimé, conduisant à des indemnités de licenciement pour les cadres de sommes
allant jusqu’à 150 000 euros ?

Tout cela payé par de l’argent public, pendant que Monsieur Lebard s’agite pour
préserver ses amis actionnaires de tout prélèvement relatif aux licenciements et à la liquidation judiciaire dont ils sont responsables !

Notre projet est sérieux, il est bloqué par le silence du Conseil Régional, qui a donné priorité au projet de l’intersyndicale, et bien qu’il ait été déposé auprès du CR, nous n’avons toujours pas de réponse !

Le fond de l’affaire, c’est la volonté ou non d’aider au redémarrage d’une papeterie pour produire du papier recyclé dont nous importons chaque
année près de 400 000 tonnes ! Importer du papier du monde entier entraîne un bilan carbone catastrophique, et un chômage insupportable !

Nous vous demandons de sursoir jusqu’en Septembre à la vente du Site, comme des machines !

Nous sommes désolés de vous contrarier, mais cette bataille est doublement
importante à nos yeux :

  1. Produire français du papier recyclé en oeuvrant pour une filière papier
    nationale
  2. Sauver notre bassin d’emploi et préserver l’avenir de notre Vallée du Loir en
    relançant la « Papette »

Nous vous conseillons de prendre connaissance des textes suivants :

Pour Action Citoyenne pour l’Intérêt Général
Nadia Mattia, Présidente

Copie : Presse, Elus, Ex-salariés et soutiens, Réseaux sociaux, Médiapart

Lavenay, le 18 Mai 2020